Chateau de Chambord (photo Dominic Hofbauer)

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Une argumentation engageante se dessine alors en faveur de l’hypothèse giratoire : les particularités du système de latrines de la tour Nord indiquent que le plan tout entier de ce canton est bâti à l’envers. Autre incongruité : les escaliers en vis du canton Nord s’enroulent dans le sens inverse de tous les autres escaliers du château. Une fois rétablies, ces anomalies dessinent les contours d’un plan hélicoïdal en «ailes de moulin», celui-là même dont chacun déclarait qu’il était bien trop novateur pour être crédible, trop exceptionnel pour être concevable.

Une piste reste à explorer pour en apporter une preuve supplémentaire : si l’hypothèse du retournement du plan de ce canton est correcte, une petite fosse primitive dû vraisemblablement être prévue dans la portion Nord-Ouest de la tour Nord, à l’image de celles qui subsistent dans les trois autres cantons.

En 2003, enfin, de nouvelles prospections géophysiques au géo-radar complètent les premières recherches. Elles permettent de mieux saisir la nature bâtie et maçonnée de l’anomalie, lorsque le dessin d’un arc de voûte apparaît enfin clairement sur les écrans des appareils de mesure.
Les premiers bâtisseurs ont-ils eu l’occasion de construire cette fosse primitive avant que le plan de cette tour ne soit inversé ? L’exiguïté du volume dans lequel s’inscrivent les fosses connues plaide, en effet, en faveur de la présence d’autres structures en sous-sol.

En juin 2000, une campagne de prospections microgravimétriques et électriques révèle une hétérogénéité du sous-sol à proximité des cavités connues. L’enthousiasme est au rendez-vous lorsqu’une anomalie apparaît à l’emplacement exact de la petite fosse présumée.

Le signal recueilli par les prospections électriques indique la présence d’un remblai meuble peu conducteur - confirmé également par une série de carottages - comblant vraisemblablement la cavité attendue. S’agit-il de la quatrième petite fosse primitive, celle qui fait défaut pour restituer formellement le projet giratoire originel ?

Ainsi, les premières apparences donnent à penser que les quatre murs de la grande fosse avaient été édifiés lorsqu’une inversion générale du plan de ce canton selon l’axe nord-sud devint nécessaire en raison de l’extension du projet et de l’abandon consécutif du plan originel. Ce retournement entraîna le rejet de la petite fosse initiale et la construction d’un refend au travers de la grande salle, la convertissant ainsi en un système à double fosse aux dimensions atypiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour Nord : retournement de situation

Au Nord, les murs des deux fosses ont été bâtis en petits moellons de calcaire. La petite fosse est voûtée en demi-berceau de grand appareil de tuffeau. La grande fosse est voûtée en berceau de grand appareil de tuffeau, et présente un remarquable ensemble de signes lapidaires.

Dès la première exploration, il est apparu que le système d’aisance de la tour Nord est tout à fait particulier. S’il s’agit - comme ailleurs - d’un système à double fosse, son emplacement et ses dimensions sont atypiques. Curieusement, les deux fosses sont de longueur identique. En outre, leurs largeurs cumulées correspondent sensiblement à la largeur d’une grande fosse standard, telle qu’elle se présente dans les autres tours du donjon.

De plus, le mur de refend ne présente à nouveau aucune jonction commune avec les parois des deux fosses, dont il apparaît qu’elles ne constituaient à l’origine qu’un seul espace. Enfin, l’emplacement du système dans le périmètre de la tour correspond précisément à celui qu’occuperait un système d’aisance standard si tout le plan de la tour Nord était inversé.

 

Prospections électriques dans la tour Nord en octobre 2003 (à gauche), et détection d’un arc de voûte lors des prospections au géo-radar.

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